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De la Côte-d’Or à Persepolis : la dessinatrice dévoile enfin le troisième tome tant attendu

Par Aurore , le 1 septembre 2026 à 16:38 - 4 minutes de lecture
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La dessinatrice Anne-Catherine Ott, installée en Côte-d’Or, vient de révéler le troisième tome tant attendu de sa série jeunesse « Léonarde ». Cette bande dessinée, qui mêle univers fantastique et dispute entre humains et « bêtes », rencontre un franc succès avec plus de 24 000 exemplaires vendus. Cette sortie marque une étape importante pour l’artiste qui a débuté dans le dessin animé avant de s’imposer dans le 9e art.

Léonarde : une série jeunesse qui enchante petits et grands

« Léonarde » se déroule dans un royaume imaginaire, Ptiorupt, en pleine forêt. Les humains et les bêtes se côtoient sans jamais se comprendre vraiment. Le cœur de l’histoire repose sur cette fracture, qui alimente des tensions ancrées depuis longtemps.

La héroïne, Léonarde, fille du maître d’armes, est une jeune femme pleine de fougue. Elle cherche à réconcilier les deux mondes, aidée par un parchemin mystérieux. Une erreur de sort la fait devenir incompréhensible aux humains, provoquant son bannissement.

C’est alors qu’elle décide de partir vers l’inconnu, vers les bêtes qu’elle comprend enfin. Pendant ce temps, la princesse Eldorise, son amie fidèle, part à sa recherche dans le château. L’intrigue se déploie ainsi dans un décor profondément enraciné dans la nature sauvage.

Un projet façonné entre Vosges et Alsace, une inspiration qui se ressent

L’univers de « Léonarde » s’appuie largement sur les décors naturels des Vosges et d’Alsace. La scénariste Isabelle Bauthian a puisé dans ses souvenirs d’enfance pour insuffler à la série une authenticité qui parle aux amateurs de nature et d’aventure.

Cette imagerie forestière apporte une fraîcheur bienvenue dans la bande dessinée jeunesse. La dessinatrice, originaire d’Alsace, retrouve dans ce cadre une résonance intime. Elle peut ainsi déployer un style graphique où la nature est presque un personnage à part entière.

Le ton est aussi léger, parfois décalé, avec un personnage principal qui ne craint pas d’être excessif et un peu « couillon », pour reprendre ses mots. Ce qui tranche agréablement avec les séries plus sombres dans lesquelles elle s’était illustrée auparavant.

D’une première expérience dans l’animation à une passion confirmée pour la BD

Aurélie Catherine Ott a débuté dans le dessin animé. Elle a notamment travaillé sur la mise au propre des dessins animés de « Persepolis », œuvre phare de Marjane Satrapi. Cette étape lui a permis de peaufiner son sens du détail et son regard sur le récit visuel.

Malgré tout, la bande dessinée est restée une ambition forte. Depuis sa jeunesse, elle rêvait d’embrasser ce médium. Sa rencontre avec Isabelle Bauthian sur un forum en ligne a été décisive. Ensemble, elles ont lancé une première collaboration, avant de construire le monde de « Léonarde ».

Ce parcours allie rigueur et créativité. La méthode reste claire : écouter, discuter, puis agir. Cette philosophie, indispensable dans la gestion des équipes au quotidien, s’applique ici à la dynamique de création en duo.

Un succès qui dépasse le cadre enfantin

Bien que conçue pour un public à partir de 8 ans, la série séduit aussi les adultes. Le mélange d’intrigues politiques subtilement glissées dans un récit accessible crée un double niveau de lecture. Ce n’est pas si fréquent dans la BD jeunesse.

Le premier tome s’est écoulé à plus de 16 000 exemplaires, suivi par le second avec environ 8 000 ventes. Le troisième tome, à paraître en septembre, est très attendu. Et déjà, le travail sur un quatrième volet a commencé, même si l’artiste confie avoir fini un peu « sur les rotules ».

Ce succès témoigne d’une belle dynamique. Offrir un récit qui parle autant aux jeunes qu’aux plus âgés, ce n’est pas donné à tout le monde. Le secret réside sans doute dans ce juste équilibre entre légèreté et profondeur.

Source: actu.fr

aurore lavaud

Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

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