Riad Sattouf raconte la crise d’adolescence en bande dessinée — « Un monde, un regard », épisode 3
Dans le troisième épisode d’« Un monde, un regard », Riad Sattouf revient sur la crise d’adolescence et la manière de la raconter en bande dessinée. Face à Rebecca Fitoussi, l’auteur de « L’Arabe du futur » évoque aussi son petit frère Fadi, au cœur de son nouveau récit. Un entretien sur la famille, la mémoire et ce que le dessin permet de regarder autrement.
Riad Sattouf et la crise d’adolescence en bande dessinée
L’adolescence est un âge de bascule : on cherche sa place, parfois en s’opposant à ceux qui nous entourent. Riad Sattouf s’attache à ces tensions sans les réduire à une simple rébellion. La bande dessinée lui permet de faire coexister le drôle, le gênant et le douloureux, comme dans la vie de famille.
Dans cet épisode, l’échange porte aussi sur une question délicate : jusqu’où peut-on puiser dans son histoire personnelle pour créer ? Le sujet prend une dimension particulière avec le récit consacré à Fadi, son petit frère. Raconter un proche, c’est choisir un point de vue, mais aussi mesurer le poids de ce que l’on révèle.
La force du dessin tient aussi à sa précision. Un visage, une posture ou un silence peuvent faire sentir un malaise sans l’expliquer longuement. C’est une façon de laisser au lecteur la place de reconnaître ses propres souvenirs.
De « L’Arabe du futur » au récit de Fadi
Avec « L’Arabe du futur », Riad Sattouf a déjà transformé des souvenirs familiaux en récit graphique. Son travail autour de Fadi prolonge cette exploration, en déplaçant le regard vers son frère. La mémoire devient ici une matière vivante, faite de liens, de différences et de zones plus difficiles à raconter.
Ce choix ne rend pas l’histoire plus simple. Au contraire, il invite à tenir ensemble plusieurs réalités : celle de l’auteur, celle de la personne racontée et celle du lecteur. L’entretien de Rebecca Fitoussi ouvre ainsi une réflexion sur la responsabilité du récit, sans séparer la création de l’expérience intime.
Le format de l’entretien permet de s’arrêter sur cette démarche et sur le regard de l’auteur. La crise d’adolescence n’y apparaît pas comme une case à cocher, mais comme un moment où les relations se déplacent. C’est peut-être là que le dessin touche juste : il donne forme aux contradictions sans les faire disparaître.
Source: programmetv.ouest-france.fr
Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.
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