« Cette correspondance, un outil pour apaiser peur et colère » : les auteurs de bande dessinée témoignent
« Cette correspondance, un outil pour apaiser peur et colère » montre comment le dessin et l’échange peuvent dépasser la peur et la rage. Michèle Standjofski, dessinatrice à Beyrouth, et Charles Berberian, installé à Paris, partagent leur expérience en pleine tourmente. Leur correspondance éclaire le rôle apaisant de la création dans un contexte de guerre. Face à une actualité lourde de souffrances, dessiner devient un moyen pour ces auteurs de mettre des mots et des images sur l’indicible. Leurs échanges brossent un tableau vivant des émotions qui traversent le Liban depuis la dernière offensive israélienne. Le dessin comme rempart contre la peur et la colère dans un conflit Michèle Standjofski vit au quotidien dans un pays profondément fragilisé où l’insécurité est banalisée. Le choc de la guerre la plonge dans un état de sidération qu’elle exprime à travers ses dessins. Ces traits ne sont pas que des formes ; ce sont des bouées qui permettent de ralentir et de prendre du recul…