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« Un tournant décisif » : Découverte du « Grand Off* », le nouvel événement qui succède au Festival d’Angoulême

Par Aurore , le 20 décembre 2025 à 04:12 - 4 minutes de lecture
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Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême ne sera pas au rendez-vous en 2026. Mais pas de panique, un remplaçant inattendu vient de voir le jour : le Grand Off*. Cette initiative, montée en un temps record, promet un événement inédit et accessible à tous.

En décembre dernier, la municipalité d’Angoulême a officialisé ce nouveau format. Le Grand Off* se tiendra du 29 janvier au 1er février, sur plusieurs sites emblématiques de la ville.

On peut parler d’un véritable tournant dans l’histoire de la BD à Angoulême, une remise à plat qui questionne les modèles traditionnels.

Une alternative en musique et en bulles : le Grand Off* remplace le Festival

Il y a un mois à peine, le Festival d’Angoulême 2026 était annulé. Cette décision avait de profondes racines : tensions persistantes, accusations de management toxique et reproches sur la gestion de l’événement. Le directeur très critiqué, Franck Bondoux, devait être maintenu en poste, ce qui a déclenché un boycott massif des auteurs.

Face à ce contexte électrique, la mairie a réagi vite. Le Grand Off* est le fruit d’une collaboration entre les pouvoirs publics, les auteurs locaux et les acteurs culturels de la région. L’idée ? Offrir un festival gratuit, décentralisé et participatif.

Les espaces traditionnels comme le Musée du papier ou le théâtre municipal accueilleront expositions, dédicaces, tables rondes et soirées musicales tout au long des quatre jours. Le tout avec un budget public avoisinant le million d’euros.

Un nouveau souffle, mais un défi de taille pour les auteurs

Malgré cet élan, le Grand Off* peine encore à rassembler la communauté des bédéistes au complet. Beaucoup restent méfiants à cause du climat délétère qui a précédé l’annulation. La participation des grandes maisons d’édition nationales reste également incertaine.

Le rôle des auteurs locaux est au cœur de cette relance. Figures comme Olivier Balez, Morgane Parisi ou Delphine Rieu jouent un rôle central. Mais comment réconcilier un milieu divisé presque publiquement ?

Ce défi illustre la fragilité d’un événement qui a longtemps tourné autour d’un management et d’une organisation parfois controversés.

Un festival gratuit : vers une démocratisation de la bande dessinée

Le Grand Off* marque clairement un virage vers plus d’accessibilité. En choisissant de proposer un format gratuit et en accès libre, la ville veut rappeler que la BD est un art populaire avant tout. L’ambition est de renouveler les publics, sans barrières financières.

De nombreux lieux emblématiques ouvriront leurs portes pour des animations variées. Du ciné-concert, des rencontres d’auteurs aux débats sur les enjeux de la BD d’aujourd’hui, l’offre est diversifiée. Le Grand Off* ne se contente pas de reproduire l’ancien modèle mis à mal. Il expérimente.

Cette démarche pourrait bien inspirer d’autres festivals confrontés à leurs propres crises.

Des retombées économiques à surveiller de près

Angoulême mise beaucoup sur cet événement pour limiter les pertes économiques liées à l’annulation. Restaurants, hôtels, librairies… tous subissent l’impact. Le Festival attirait habituellement quelque 200 000 visiteurs, un chiffre difficile à égaler dans un contexte si bouleversé.

Le Grand Off* tente donc aussi de maintenir une dynamique économique locale. C’est un enjeu concret autant qu’une question de survie culturelle. L’avenir dira si cette refondation permettra de reconstruire un événement solide et fédérateur.

À suivre, avec une attention particulière portée à l’évolution des partenariats et à l’adhésion des acteurs clés.

Source: www.lepoint.fr

aurore lavaud

Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

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