Actualités

Papiers nickelés et Cahiers de la BD : L’art du papier, au cœur de la bande dessinée !

Par Aurore , le 28 janvier 2026 à 08:08 - 5 minutes de lecture
découvrez l'art du papier inspiré des comics, alliant créativité et passion pour des œuvres uniques et colorées.

Les passionnés de bande dessinée ont de quoi se réjouir avec deux nouvelles parutions incontournables ce mois-ci. Papiers nickelés et Les Cahiers de la BD reviennent chacun avec un numéro riche et varié. Ces revues, bien ancrées dans l’histoire du papier et de l’image, continuent de faire vivre l’art de la BD avec passion.

Les dernières nouveautés de Papiers nickelés, un trésor pour les amateurs d’images populaires

Papiers nickelés, désormais bien installé à son 87ᵉ numéro, poursuit son exploration fouillée de l’imagerie populaire. Ce trimestriel, né d’un projet ambitieux porté par Yves Frémion, invite à plonger dans des univers souvent délaissés ailleurs. Malgré l’attente quasi légendaire d’un musée dédié qui n’a jamais vu le jour, le journal trace sa propre route avec constance.

Dans ce numéro, la couverture attire l’œil en mettant en scène la célèbre « Grande Gueule » de Superman, œuvre de Patrice Ricord. La richesse du sommaire ne déçoit pas : caricatures, portraits d’artistes mythiques comme Tibet, Jean-Pierre Gibrat ou Patrice Ricord, et études pointues se succèdent avec fluidité. Benoît Bonte consacre un dossier aux « Grandes Gueules » et « Tibétières », une manière originale de naviguer dans l’histoire des images populaires françaises.

Lise Lantignac interroge le regard acéré posé sur Clemenceau par les caricaturistes. Tandis que Guy Costes et Jacques Baudou dévoilent deux Paul Seller, dessinateurs sans lien mais aux contributions notables. On y découvre aussi Nina Albright, pionnière du comic book féminin dès les années 40, et Joe G. Pinelli, alias le Belge Bertrand DeHuy, dont l’œuvre prolifique est superbement documentée. L’angle historique s’étoffe encore par les articles de Guillaume Apollinaire sur le salon des humoristes du début du XXe siècle ou par les comics contestataires des années 40 analysés par Michel Matly.

Un regard aiguisé sur la caricature et les dessinateurs oubliés

Les rubriques régulières de Papiers nickelés apportent une touche indispensable à sa lecture. Elles mêlent brèves d’actualité, présentations d’artistes disparus ou chroniques pleines d’esprit. L’incontournable « Mauvaises Mines » raconte ainsi l’histoire d’artistes éteints mais pas oubliés. Une démarche qui montre que le papier reste un vecteur vital, révélateur d’une mémoire collective fragile.

Pour 30 euros l’abonnement annuel, les lecteurs peuvent accéder à un univers où chaque image porte la trace de son époque. Même si l’attente d’un musée se prolonge, ce journal reste un véritable acteur culturel.

Les Cahiers de la BD, une plongée passionnante dans les archives et l’actualité de la BD

Depuis sa renaissance il y a huit ans, Les Cahiers de la BD s’imposent comme un incontournable du genre. Leur dernière livraison, le 33ᵉ numéro, invite à la découverte de dossiers riches et fouillés. Sous la direction de Nicolas Tellop, le magazine conjugue actualité et hommage sans jamais perdre le lien avec son histoire.

Ce numéro met Gotlib à l’honneur grâce à un dossier signé Aurélien Lemant, qui éclaire ce créateur avec finesse. Régis Loisel se prête à un entretien long et sincère mené par Fleur Hopkins-Loféron, apportant un éclairage intime sur son parcours et sa vision de la bande dessinée. Le cahier dédié aux dessinatrices américaines aux origines du comix féministe fait souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur un pan souvent peu exploré.

En évoquant les fausses couvertures de Life par Floc’h, récemment rééditées, le magazine mêle passé et présent de façon intelligente. La nouvelle intégrale des aventures de Spirou, cette figure emblématique remise au goût du jour sous la plume de Franquin, reçoit aussi un traitement attentif. Ces choix reflètent l’envie de toucher toutes les générations, avec des contenus diversifiés et documentés.

Un lien vivant entre passé, présent et futurs lecteurs

Les chroniques trimestrielles achèvent le numéro en apportant une synthèse des événements autour de la bande dessinée. Chaque article est une invitation au dialogue indirect avec les lecteurs, qu’ils soient experts ou simples curieux. C’est une manière tactique et respectueuse de maintenir vivante une passion commune.

Le mot d’ordre du monsieur derrière ce projet semble clair : intégrer rigueur et humanité pour ne jamais perdre le fil. De telles revues démontrent que l’art du papier se maintient fermement au cœur de la BD, une évidence qu’on aurait tendance à oublier à l’ère du tout numérique.

Source: www.bdzoom.com

aurore lavaud

Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

Partager cet article :

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera révisé par les administrateurs si besoin.