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Le Festival de la BD suspendu : les organisateurs sollicitent des éclaircissements des collectivités avant le 1er décembre

Par Aurore , le 29 novembre 2025 à 04:02 - 4 minutes de lecture
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Le Festival de la BD d’Angoulême est à l’arrêt. Les organisateurs attendent toujours des éclaircissements des collectivités locales. La tension monte à l’approche de la date butoir du 1er décembre.

Le Festival de la BD d’Angoulême : une crise qui paralyse l’édition 2026

Depuis plusieurs mois, des nuages assombrissent l’avenir du festival. Un large appel au boycott lancé par les auteurs et autrices met à mal l’édition 2026. Ce boycott, soutenu par des figures majeures de la bande dessinée, a poussé les éditeurs à se retirer peu à peu, fragilisant l’organisation.

Le 20 novembre, une conférence de presse des autorités publiques a clairement exprimé leur inquiétude. Le maire, les présidents de la Région et du Département ont exigé que les organisateurs prennent leurs responsabilités. Une demande ferme qui reflète une tension palpable autour de cet événement incontournable du monde de la BD.

En réaction, la société 9e Art +, en charge de l’organisation, a envoyé un mail aux éditeurs, confirmant que la préparation de l’édition 2026 était “mise à l’arrêt”. Toutefois, une annulation officielle n’a pas encore été prononcée.

Appel à des précisions urgentes avant le 1er décembre

Les partenaires publics ne cachent plus leur impatience. Dans un courrier daté du 24 novembre, ils demandent à Franck Bondoux, un des acteurs clés, des précisions précises sur ce qui pourrait être proposé du 29 janvier au 1er février 2026. Ce délai est décisif.

Sans réponse avant le 1er décembre, ces collectivités risquent de se retrouver dans l’impossibilité d’émettre les arrêtés nécessaires, de confirmer les subventions, ou encore de valider l’occupation des lieux publics. Une situation qui compliquerait inévitablement la tenue du festival.

La phrase “On ne va pas monter des bulles s’il n’y a personne à mettre dedans” lancée par Alain Rousset, président de la Région, illustre la situation. Les risques de voir un festival sans professionnels, sans la participation des grands noms, se concrétisent.

Les conséquences du boycott et le poids des financeurs publics

La fronde des auteurs a trouvé un écho fort auprès des éditeurs, qui ont rapidement jugé que l’édition 2026 était compromise. Le retrait massif des professionnels jette un grand froid.

Les financeurs publics, qui contribuent à hauteur de près de la moitié du budget de l’événement, ont clairement appelé à renoncer à cette édition 2026. Cette pression financière et politique met les organisateurs dans une position délicate.

La société 9e Art + reste silencieuse sur les suites à donner. Seule une communication brève a été envoyée, laissant les partenaires dans l’expectative et l’incertitude. Une gestion administrative qui démontre les difficultés croissantes dans le pilotage de ce festival.

Un futur à définir dans un contexte tendu

Les organisateurs devront, très vite, apporter des éléments concrets. Le contexte est tendu, la patiente des collectivités et des éditeurs limitée. L’enjeu dépasse désormais la simple organisation de l’événement.

Le festival n’est pas qu’une manifestation culturelle ; c’est aussi un vecteur économique pour la région. D’où l’importance de garder un dialogue franc entre tous les acteurs, car l’absence de clarté pourrait compromettre durablement la confiance.

En attendant, la date fatidique du 1er décembre approche à grands pas. Les prochaines annonces seront observées de près par toute la communauté de la BD, qui ne veut pas voir cette institution disparaître à cause d’un désaccord non résolu.

Source: www.charentelibre.fr

aurore lavaud

Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

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