Grégoire Orsingher : L’excellence au sommet de la bande dessinée
Grégoire Orsingher s’est imposé comme une figure majeure dans le monde de la bande dessinée contemporaine. Sa librairie, Le Tome 47, est devenue un lieu emblématique où l’art graphique se vit intensément. Sa passion et son engagement forgent une véritable excellence au cœur du 9e art.
Depuis son enfance, Grégoire connaît chaque BD comme sa poche. Il n’y a pas qu’un simple commerce chez lui mais un véritable sanctuaire dédié aux amoureux du dessin et du récit. Le Tome 47 ne ressemble à aucune autre librairie ; chaque livre y trouve sa place avec précision, comme une recette bien huilée.
La maîtrise d’une collection organisée et vivante
Entre les étagères, Grégoire s’affaire à classer, trier et valoriser les ouvrages avec un soin quasi-managérial. Sa méthodologie rappelle celle d’un chef cuisinier : chaque tome est mis en scène pour stimuler la curiosité. Ce travail ne souffre ni d’improvisation ni de hasard.
Il raconte souvent que son objectif est de rendre les livres vivants, de surprendre le visiteur comme un conteur passionné. Ce souci du détail est aussi une force humaine : il s’impose pour donner à chaque titre sa juste place, ni plus ni moins.
Une passion née au creux de l’enfance
Le parcours de Grégoire est celui d’un enfant qui, dès le plus jeune âge, a découvert l’univers de la BD à la bibliothèque municipale d’Auxerre. Les week-ends en famille entre rayons de romans et bandes dessinées ont façonné son avenir. Il garde en mémoire un exercice scolaire où il devait imaginer la suite d’une planche dessinée par Moebus.
Cette anecdote n’est pas anodine : elle illustre la naissance d’un lien profond avec cet art, qui mêle images et scénarios. La promesse tenue est d’une fidélité absolue à cette passion, jour après jour.
Un engagement fort pour la liberté d’expression
En janvier 2015, le jeune libraire a vécu un choc violent avec les attentats contre Charlie Hebdo. Parmi les victimes, beaucoup étaient ses amis, ses anciens collègues de la librairie Impressions d’Enghien. Ce drame a renforcé son attachement indéfectible à la liberté d’expression.
Grégoire veille à ce que sa librairie soit un espace où toutes les voix trouvent leur place, même les plus contestées. Cela forge une atmosphère de respect et de dialogue, difficile à trouver ailleurs.
Un rôle social au cœur du territoire
La librairie s’anime régulièrement grâce aux rencontres organisées avec des auteurs venus du monde entier. L’Afrique du Nord, l’Asie, l’Amérique latine : Le Tome 47 est un carrefour culturel. Ces événements font la réputation du lieu et le rendent indispensable au quartier.
Grâce à des partenariats solides avec écoles, musées ou comités d’entreprise, Grégoire intervient aussi auprès des jeunes pour éveiller leur goût de la lecture. Il rêve même de multiplier ses actions pour atteindre ceux qui sont éloignés de ces univers graphiques.
L’exigence du travail et le partage comme moteur
Avec des semaines pouvant dépasser les 90 heures, le rythme est dantesque. Pourtant, jamais il ne dévie de sa mission : bâtir un lieu où la bande dessinée dépasse le simple divertissement pour devenir source de sens et de réflexion. L’excellence est là, dans ce mélange fragile de rigueur et d’humanité.
Grégoire tient à son équilibre, comme sur un court de badminton où il est capitaine d’équipe. Cette dimension humaine se reflète dans chacune de ses actions, révélant la passion tranquille et solide de quelqu’un qui sait faire travailler le collectif.
Source: www.vitry94.fr
Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

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