Florence Dupré la Tour (« Les Moribonds », « Jeune et fauchée ») : « Je (…) » – Un regard intime et inédit
Florence Dupré la Tour vient de publier deux nouveaux albums BD qui ne laissent pas indifférent. « Les Moribonds » et « Jeune et fauchée » proposent des univers très différents, mais tout aussi puissants. Son regard, toujours personnel, se révèle ici plus intime que jamais.
Florence Dupré la Tour : deux albums, deux mondes à découvrir
Sortis à seulement deux jours d’intervalle, Les Moribonds chez Casterman et Jeune et fauchée chez Charivari/Dargaud montrent à quel point l’autrice sait explorer des registres variés. Le premier, plongée dans une tragi-comédie où vampires et zombies incarnent des métaphores sociales, interroge le travail et la domination.
Le second, autobiographique, met en lumière sa jeunesse sans argent, marquée par la précarité, la débrouille et la difficulté d’élever seule ses enfants. C’est un témoignage sans fard, entre dureté et humour, où la survie côtoie une quête de dignité.
« Les Moribonds » : une fable sociale déguisée en récit post-apocalyptique
Florence Dupré la Tour ne fait pas dans la simplicité : elle revisite la figure du vampire, symbole de pouvoir bourgeois, pour questionner notre rapport au travail et à l’exploitation. Les protagonistes oscillent entre oppresseurs et victimes, dessinant un paysage sombre et complexe.
L’approche ironique mais sans concessions permet au lecteur de réfléchir à la condition humaine, tout en restant captivé par cette ambiance si particulière, presque cinématographique. On sent que la créatrice aime brouiller les pistes, provoquer pour mieux faire comprendre.
« Jeune et fauchée » : l’intimité d’une vie bouleversée par la précarité
Le récit, lui, est profondément humain. Il partage l’expérience de Florence comme jeune mère célibataire et artiste galérant pour joindre les deux bouts. C’est un portrait honnête, sans victimisation exagérée, qui montre la force nécessaire pour s’en sortir.
Elle mêle souvenirs, réflexions et épisodes du quotidien, avec une pointe d’autodérision qui rend le récit vivant. On découvre une facette moins connue de l’autrice, loin du glamour, bien proche des réalités de nombreuses femmes aujourd’hui.
Un regard inédit sur le monde et sur soi-même
Ce double projet paraît audacieux : l’un est une fiction vampirique sociale, l’autre un récit autobiographique dur et sincère. Ensemble, ils créent un contraste saisissant qui révèle une artiste à la fois engagée et vulnérable.
Florence Dupré la Tour y dévoile une part d’elle-même jusque-là peu montrée, en affrontant la précarité, mais aussi en interrogeant le pouvoir et les rapports humains. C’est cette double facette qui donne toute sa richesse à son travail.
Source: www.actuabd.com
Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

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