FIBD en mouvement : Découvrez les Fêtes Interconnectées de la Bande Dessinée, Le Grand Off et Nos Angoulême
Ce début d’année 2026 sera marqué par un bouleversement majeur dans le monde de la bande dessinée. Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême (FIBD), pilier incontournable, connaît des secousses inattendues. Plus qu’un simple événement, c’est tout un réseau de fêtes alternatives et collaboratives qui s’organisent en réaction.
FIBD 2026 : une édition suspendue et ses conséquences
Impossible cette année d’assister au FIBD dans sa forme habituelle. La société 9eArt+, longtemps en charge de l’organisation, dénonce l’ingérence manifeste des pouvoirs publics qui a rendu la tenue du festival irréalisable. Sans surprise, le FIBD 2026 ne pourra se dérouler dans des conditions acceptables. Cette situation a engendré un véritable effet domino.
Par ailleurs, l’association FIBD connaît elle-même une crise interne majeure. Après avoir initialement reconduit 9eArt+, elle fait finalement volteface, ce qui provoque la démission de plusieurs membres clés. Le malaise s’installe tandis que Delphine Groux conserve la présidence malgré un large mouvement de contestation.
Girlxcott et les Fêtes Interconnectées : une réponse féministe et engagée
Le scandale autour d’Élise Bouché-Tran, ex-responsable communication de 9eArt+ licenciée après avoir dénoncé un viol lors du festival 2024, a déclenché un raz-de-marée. Une tribune signée par 400 auteurs et autrices lance un appel au boycott, révélant un malaise profond. De cette crise naît la collective Girlxcott, porteuse d’une nouvelle énergie.
Girlxcott brandit une charte féministe et inclusive. Son ambition ? Soutenir la création et la diffusion de la bande dessinée tout en questionnant les pouvoirs établis. Ces autrices refusent de se taire, organisant les premières Fêtes Interconnectées de la BD, un réseau décentralisé d’événements en France et en Belgique entre le 28 janvier et le 2 février 2026.
Le Grand Off : un nouveau souffle pour Angoulême fin janvier
Face à la vacance du festival traditionnel, la ville d’Angoulême et ses institutions ne restent pas les bras croisés. Le Grand Off prend forme, un événement alternatif sensibilisé à la créativité et au dynamisme local. Sur pas moins de 15 lieux, 113 projets sont prévus, mêlant dédicaces, expositions et concerts.
Avec un budget d’un million d’euros, essentiellement public, le Grand Off promet des soirées festives et accessibles. Le maire Xavier Bonnefont insiste sur le maintien d’une fête populaire et chaleureuse pour ne pas laisser vide ce rendez-vous emblématique. Parmi les temps forts, une exposition hommage à Benjamin Rabier est annoncée au Vaisseau Moebius.
Des initiatives de terrain pour soutenir les artistes et l’économie locale
L’Agglomération de GrandAngoulême s’est engagée financièrement, versant notamment 16.000 € à l’Association pour le développement de la bande dessinée. Un fond exceptionnel de 500.000 € a aussi été accordé pour éviter que les entreprises du secteur souffrent de ce chamboulement. Ce soutien concret marque une volonté collective de préserver un écosystème fragile.
Nos Angoulême : retours et récits d’auteurices engagées
Dans cette atmosphère de remise en question, Girlxcott prépare un album collectif intitulé Nos Angoulême. Cet ouvrage de 130 pages regroupe 39 auteurices qui racontent leurs souvenirs et expériences autour du festival. L’album s’annonce comme un témoignage précieux et sincère sur un événement symbole et ses transformations.
Parmi les plumes, on retrouve des noms comme Anne Baraou, Chloé Wary ou Johanna Schipper. L’album est prévu début 2027 et se finance grâce à un appel participatif, renforçant le caractère collaboratif et démocratique du projet. Une belle manière de tourner une page tout en gardant vivante une histoire commune.
Source: www.bubblebd.com
Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

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