Festival de la BD d’Angoulême 2026 : l’organisation annonce soudainement la suspension de l’événement
Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, grand rendez-vous annuel des passionnés du neuvième art, se retrouve dans une posture critique. L’organisation vient d’annoncer la suspension de l’édition prévue en janvier 2026. Cette décision, surprise pour beaucoup, brouille l’avenir du festival.
Festival de BD d’Angoulême 2026 : une suspension annoncée sans mot d’annulation
Dans un message bref mais lourd de sens, la société 9ᵉ Art +, en charge de l’organisation, a informé les éditeurs que la préparation du Festival 2026 est arrêtée. Pourtant, aucun terme officiel n’évoque une annulation. Cette prudence cache sans doute une volonté de ne pas fermer définitivement la porte à une reprise, mais l’état végétatif actuel du projet ne trompe personne.
Ce coup d’arrêt survient après une vague d’appels au boycott lancée par plusieurs grands éditeurs. Ceux-ci critiquent durement la gouvernance du festival et remettent en question son fonctionnement. Rapidement, les financeurs publics se sont également positionnés, instaurant une pression supplémentaire sur l’organisation.
La directrice commerciale de 9ᵉ Art +, Noémie de La Soujeole, a fait suivre ce message aux éditeurs le jeudi 27 novembre 2025, laissant planer le doute et le silence après des semaines d’incertitudes.
Financeurs publics et organisateurs dans une impasse tendue
Les autorités publiques soutenant le festival ont envoyé un courrier formel à Franck Bondoux, président de l’association FIBD, exigeant une réponse rapide sur la tenue du festival entre le 29 janvier et le 1er février 2026. Cet ultimatum, adressé avant le 1er décembre, semble mettre le feu aux poudres. Sans engagement clair, la mise en œuvre des subventions et des autorisations nécessaires se trouve en suspens.
Leurs inquiétudes portent sur la capacité du festival à satisfaire les exigences administratives et logistiques, notamment les arrêtés pour l’occupation des lieux publics ou encore l’utilisation des équipements. Le temps presse pour préserver cet événement emblématique du patrimoine culturel français.
De leur côté, certains observateurs reprochent aux organisateurs de « laisser pourrir la situation », pointant un manque de communication et une gestion peu transparente. Cela accentue le malaise qui règne au sein de la scène BD.
Conséquences pratiques et incertitudes pour les professionnels et le public
Le flou entourant cette édition est source d’inquiétudes majeures pour les auteurs, éditeurs et libraires. Le boycott massif des artistes a profondément fragilisé la dynamique habituelle du festival. Sans leurs talents, la manifestation perd une part importante de sa crédibilité et de son rayonnement.
Les éditeurs se trouvent dans l’embarras à quelques mois seulement de l’ouverture prévue. Ils doivent réévaluer leurs stratégies de communication et de promotion. Les partenariats, souvent conclus longtemps à l’avance, restent gelés dans l’attente d’éclaircissements.
Quant aux fans, ils ressentent un véritable sentiment de déception et d’incertitude. L’édition 2026 s’éloigne peu à peu du programme officiel, laissant un vide dans le calendrier culturel et artistique.
Une crise profonde qui interroge la gouvernance du FIBD
Au cœur du débat, la gouvernance du festival est mise sérieusement en cause. Le président Franck Bondoux fait face à des critiques croissantes sur sa gestion. Le climat de méfiance crée un véritable clivage entre les organisateurs, les auteurs et les institutions publiques.
Cette situation extrême questionne aussi plus largement le modèle économique et culturel d’un festival qui avait su se construire patiemment depuis plusieurs décennies. L’ampleur des désaccords rend toute issue rapide difficile à envisager.
Les futurs décideurs devront trouver un équilibre entre respect des carrières artistiques, attentes du public et exigences budgétaires. La relance du festival dépendra en grande partie de cette capacité à renouer avec la confiance des professionnels et des partenaires.
Source: actu.fr
Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.
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