Festival d’Angoulême : Rachida Dati envisage une subvention exceptionnelle de 200 000 euros pour soutenir l’événement
Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême traverse une période critique. Rachida Dati, ministre de la Culture, envisage de rétablir une subvention exceptionnelle de 200 000 euros pour 2026. Mais cette aide demeure conditionnelle à une réorganisation profonde du festival.
Festival de la BD d’Angoulême : vers un regain de soutien financier en 2026
Après avoir supprimé cette aide en 2025, le gouvernement pourrait la remettre sur la table. Ce geste marque une réelle volonté d’accompagner le festival, en souffrance actuellement. Pourtant, la subvention n’est pas accordée à la légère, puisqu’elle suppose un changement significatif dans la gouvernance.
Enjeux financiers et crise à répétition
Le Festival d’Angoulême, événement majeur du paysage culturel français, fait face à sa pire crise. Les grandes maisons d’édition telles que Dargaud et Casterman ont annoncé leur retrait. En 2025, la suppression de cette subvention avait déjà fragilisé l’organisation.
La bédéiste Anouk Richard, primée en 2025, mais aussi de nombreux auteurs, syndicats et éditeurs appellent au boycott. L’ensemble de cette fronde affaiblit la tenue même de l’édition 2026. Sans le soutien des auteurs et des éditeurs, organiser ce rendez-vous devient presque chimérique.
Quelles conditions pour bénéficier des fonds publics ?
La ministre insiste sur la transparence et la gouvernance. Elle veut s’assurer que l’argent public soit utilisé correctement. Rappelant les manquements passés, elle conditionne le retour des aides à une refonte avec les acteurs majeurs du secteur.
Les révélations sur un licenciement lié à une plainte pour viol en 2024 ont profondément marqué l’image de l’événement. Ce scandale a poussé le directeur à se retirer et a conduit au retrait de l’organisateur 9e Art+. Un signal fort quant à la nécessité d’une gestion renouvelée.
Un festival indispensable pour la région et la culture
Malgré la tourmente, Rachida Dati souligne le rôle essentiel du festival. Il participe grandement à l’accès à la lecture et à la culture, notamment dans les écoles. Son poids économique et culturel, évalué à plusieurs millions d’euros en subventions, demeure un atout incontournable.
Le maire d’Angoulême soutient cette idée en rappelant que sans auteurs ni visiteurs, le festival ne peut exister. Impossible de nier l’impact régional et national de cet événement, qui rassemble chaque année plus de 200 000 festivaliers.
Quel avenir pour le Festival international de la BD d’Angoulême ?
La tension ne se résorbe pas facilement. L’intersyndicale juge qu’une assemblée générale digne de ce nom ne peut se tenir dans ce contexte. Ce climat de défiance complique la refonte imminente du festival.
Pour espérer voir une édition 2026, la gouvernance doit se renouveler pleinement. L’enjeu porte autant sur la gestion que sur la capacité à réunir les auteurs, éditeurs et festivaliers autour d’un projet commun. C’est là que tout se joue.
Source: www.bfmtv.com
Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

Commentaires
Laisser un commentaire