De Picsou aux Dalton : l’argent à travers l’histoire de la bande dessinée exposé à Paris
Depuis toujours, la bande dessinée s’empare de l’argent pour narrer des histoires captivantes. De Picsou à Tintin, nombreux sont les personnages qui font vibrer le public avec leurs liens à la richesse ou à la débrouille. Aujourd’hui, une exposition unique éclaircit ce rapport complexe entre argent et BD à la Monnaie de Paris.
Présentée sur 650 m², l’exposition « CLING ! La bande dessinée parle cash » explore près de deux siècles de création graphique. Elle déjoue les clichés en révélant la richesse symbolique et sociale de l’argent dans le neuvième art. Un parcours qui mêle planches originales, films, objets rares et créations contemporaines.
L’argent au cœur des récits de bandes dessinées classiques et modernes
La bande dessinée utilise l’argent comme moteur principal de nombreuses intrigues. Le trésor de Picsou, les braquages des Dalton, les héritages de Largo Winch ou encore la débrouille de Gaston Lagaffe… ces récits captivent par leur mise en scène de la richesse et de ses enjeux. Mais au-delà du divertissement, ils offrent un regard critique sur notre rapport à l’argent.
Cette exposition interroge justement cette relation ambivalente. Elle montre comment la BD parle de pouvoir, de réussite ou d’inégalités souvent avec un brin d’humour ou d’ironie ! On y découvre aussi des œuvres issues de mangas, de comics américains et de la BD d’auteur européenne.
Un parcours thématique autour de huit figures majeures
La scénographie s’articule autour de huit archétypes illustrant différentes facettes de l’argent : aventuriers, voleurs, joueurs, épargnants, milliardaires, marginaux, faussaires et alchimistes. Ces figures emblématiques permettent de comprendre les multiples dimensions économiques et sociales à travers lesquelles l’argent est représenté.
Chaque archétype est enrichi par des œuvres inédites d’auteurs contemporains comme Blutch, Florence Cestac ou Catherine Meurisse. Ces créations donnent une nouvelle vie, souvent critique ou décalée, aux clichés classiques, connectant l’histoire de la BD aux enjeux actuels.
De Picsou à Tintin, l’argent révélateur de la société
Des héros populaires tels que Picsou ou Tintin côtoient des anti-héros de la BD underground dans cet espace. Cette diversité témoigne que la BD n’est pas juste un divertissement. Elle est un outil pour questionner les enjeux sociaux liés à l’économie et aux inégalités. Le parcours souligne ainsi la capacité narrative de la BD à simplifier des concepts économiques complexes tout en conservant son impact populaire.
Le président de la Monnaie de Paris, Marc Schwartz, souligne que l’exposition invite à porter un « regard neuf » sur un art populaire qui ose parler d’argent avec radicalité. Loin d’être tabou, ce thème traverse les époques et s’adapte aux crises comme aux transformations économiques.
Une histoire riche de deux siècles de création
Depuis les débuts de la bande dessinée, l’argent est un fil conducteur. De Winsor McCay à Don Rosa, les artistes ont toujours joué avec les images et les récits autour de la richesse, de la spéculation ou du troc. Les crises mondiales et les changements industriels ont profondément influencé ces représentations.
Cet arc historique met en lumière un art qui jamais ne cesse d’être inventif et d’éduquer, notamment les plus jeunes. Le format BD permet de transmettre des messages pédagogiques tout en conservant un attrait populaire et accessible.
Source: actualitte.com
Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.
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