« Ces lignes qui dessinent mon corps » : Plongée dans le récit poignant de cette BD bouleversante
Ces lignes qui dessinent mon corps n’est pas une simple bande dessinée. C’est un cri, une mémoire, une force. Mansoureh Kamari y raconte son enfance en Iran, marquée par le joug d’un patriarcat sévère.
Depuis sa sortie en septembre 2025, cet album ne cesse de résonner dans le cœur des lecteurs. Le texte mêle douceur du trait et brutalité du vécu pour offrir une plongée saisissante dans l’univers de la condition féminine iranienne.
Finaliste du Prix de la BD Fnac France Inter, ce récit autobiographique dévoile l’émancipation d’une femme face à un système oppressant.
Un regard humain sur la condition des femmes en Iran à travers la BD
Cette œuvre caresse avec délicatesse un sujet difficile. Le dessin, doux et sensible, contrarie la dureté des expériences narrées. Nous sommes là face à un témoignage qui donne à voir ce que nombre ignorent ou refusent de voir.
Violences physiques, agressions sexuelles, mariages forcés… tout est évoqué avec une honnêteté qui bouscule. La parole que Mansoureh Kamari donne à sa jeunesse devient un vecteur d’espoir et de libération.
Elle restitue aussi la peur constante et cette puissance d’emprise masculine qui tente d’écraser toute volonté.
Une œuvre qui dépasse la simple autobiographie
Ce roman graphique dépasse largement le cadre de la vie personnelle. Il soulève une question sociale majeure toujours brûlante en 2026. Le patriarcat iranien est montré sans fard, illustrant à quel point il façonne encore des vies.
La BD devient un véritable outil de dénonciation et d’éveil des consciences. Elle rejoint ainsi un courant d’œuvres qui, par le dessin, permettent à des voix longtemps réduites au silence de se faire entendre.
Cela résonne aussi hors des frontières de l’Iran, rendant universelle cette quête de liberté.
Le témoignage artistique comme arme contre l’oppression
Ce récit s’inscrit dans une longue tradition où art et résistance s’entremêlent. Depuis des années, la condition des femmes iraniennes est explorée au cinéma, en littérature ou via des documentaires.
On peut penser au documentaire à venir Cutting Through Rocks qui expose un combat similaire dans le domaine politique. Ou encore au film The Annoyed, qui reflète les violences liées au port du voile.
La BD incarne ici aussi cette puissance de la narration graphique pour participer au débat social. En rendant visible l’invisible, elle provoque remises en question et prises de conscience.
Un autre regard sur l’Iran, à travers le cinéma et la BD
2026 est une année où la scène culturelle expose ces enjeux avec force. La Palme d’or Un simple accident, signé Jafar Panahi, reflète aussi la complexité des rapports hommes-femmes en Iran.
La BD de Kamari vient compléter ce tableau en offrant une expression nouvelle, plus intime. Avec un montage habile entre passé et présent, entre couleurs et noir et blanc, elle traduit cette douleur et cette résilience.
C’est une lecture incontournable pour celles et ceux qui souhaitent comprendre au-delà des clichés.
Source: leclaireur.fnac.com
Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.
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