Actualités

Berberian et Standjofski : Beyrouth entre explosions et bandes dessinées

Par Aurore , le 24 mars 2026 à 04:03 - 4 minutes de lecture
découvrez beyrouth, la vibrante capitale du liban, riche en histoire, culture et gastronomie méditerranéenne.

L’offensive israélienne contre le Liban en 2024 a laissé des traces profondes. Deux artistes, Charles Berberian à Paris et Michèle Standjofski à Beyrouth, en ont fait le cœur d’une correspondance dessinée. Le résultat ? Un récit visuel poignant, à découvrir dans une bande dessinée unique.

Berberian et Standjofski : une correspondance dessinée au cœur de Beyrouth

Quand la guerre frappe, que reste-t-il sinon le besoin de témoigner ? Berberian et Standjofski ont choisi la bande dessinée pour exprimer l’horreur et la vie qui s’entremêlent à Beyrouth. Ils ont échangé dessins et mots, dépassant les distances et la peur.

Cette correspondance n’est pas qu’une histoire personnelle, c’est un miroir du Liban traversé par de multiples explosions et tensions. Chaque page transpire cette énergie brute, mêlant chaos et intimité. C’est une façon de ne pas oublier et d’ajouter une voix humaine à l’actualité parfois froide des médias.

Une bande dessinée qui capte l’essence du conflit

Au fil des planches, les explosions se succèdent, les drones survolent et l’ombre de la guerre plane sans relâche. Mais l’album ne tombe jamais dans le sensationnalisme. Il raconte aussi les petites choses, les silences, les phrases légères entre deux détonations. Ce décalage donne à la lecture un poids supplémentaire.

Le titre « Et toi, comment ça va ? » paraît simple, presque banal, mais il incarne le besoin vital de savoir si chacun survit, si l’humanité persiste malgré les bombes. Ce questionnement déclenche une réflexion plus large, sur la résilience et l’amitié dans un contexte bouleversé.

Un langage visuel entre Paris et Beyrouth

Charles Berberian et Michèle Standjofski ne se contentent pas d’envoyer des lettres dessinées : ils construisent un dialogue visuel qui transcende la géographie. Tandis que Berberian observe à distance, Standjofski capture les sensations immédiates de Beyrouth. Ce contraste donne corps à une narration multiple.

Leur travail montre que la bande dessinée peut être un moyen puissant pour documenter un conflit. Elle donne à voir, sentir et entendre ce que les images classiques ne transmettent pas toujours. C’est une méthode humaine pour décrypter un monde en déroute.

Des sentiments intimes à travers un contexte explosif

Dans ce récit croisé, les émotions sont palpables. La peur, l’incompréhension et parfois la colère côtoient l’espoir ténu et l’humour discret. Ce mélange reflète parfaitement la complexité du Liban et ses multiples conflits historiques. La BD devient un outil pour dépasser les stéréotypes.

Cette approche est d’autant plus précieuse que la polarisation continue de nourrir les tensions au Liban. Plutôt que de renforcer un camp ou un autre, la bande dessinée invite à la réflexion sur ce qu’est la vie quand tout menace de voler en éclats.

« Et toi, comment ça va ? » : au-delà du dessin, un lien vital

Le projet illustre bien que derrière les conflits, ce sont toujours des individus qui souffrent, rient ou s’efforcent de continuer leur existance. Ce dialogue artistique lie deux amis de longue date, pourtant séparés par la situation géopolitique. C’est un acte de résistance face au désespoir.

Dans un monde souvent déconnecté de la réalité humaine derrière les gros titres, cette correspondance en BD remet l’humain au cœur de l’actualité. Elle encourage le regard attentif et la compassion, qualités indispensables pour comprendre une situation aussi complexe que celle du Liban.

Source: www.liberation.fr

aurore lavaud

Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

Partager cet article :

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera révisé par les administrateurs si besoin.