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À Montpellier, la bande dessinée de Charlotte Quentin bouscule les tabous de la parentalité avec un style audacieux et inédit

Par Aurore , le 26 décembre 2025 à 08:06 - 4 minutes de lecture
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À Montpellier, une bande dessinée originale sort du lot. Charlotte Quentin y raconte sa parentalité avec un brin d’humour mordant et beaucoup de réalisme. Cette œuvre frappe fort en dévoilant des aspects souvent tus ou enjolivés de la vie de jeune maman.

La bande dessinée à Montpellier qui dépoussière la parentalité

Charlotte Quentin publie “Abel – J’adore mes parents”, le premier tome d’une série qui ne ressemble à aucune autre. À 40 ans, cette nouvelle maman raconte son parcours sans détour ni grande tristesse. Un regard vif et franch du quotidien, où l’autodérision est reine.

Dès les premières pages, l’autrice s’amuse à tourner ses mésaventures en comédie involontaire. C’est une explosion de vérités souvent passées sous silence : les nuits blanches, la charge mentale qui déborde, et la solitude plus dure que prévu.

Pas d’idéalisation, pas de pathos. Juste une réalité brute, vue avec un style graphique inédit. Ce mélange fait toute la force du récit et captive les lecteurs, en particulier les parents qui s’y retrouvent sans filtre.

Un déclencheur inattendu pour une carrière en bande dessinée

Avant cette BD, Charlotte Quentin était illustratrice spécialisée dans le naturalisme : animaux, plantes… La narration séquentielle lui était complètement étrangère. Elle n’imaginait même pas pouvoir faire une BD, faute de temps et d’expérience.

Une rencontre fortuite a tout changé : un éditeur, séduit par ses dessins publiés sur Instagram, lui tend la main. Ce coup du sort, mêlé à son passé montpelliérain lié à l’univers de la BD locale, a donné naissance à ce projet étonnant.

Neuf mois intensifs plus tard, la BD publiée par Alter Comics présente 72 pages d’un récit dense, riche, et surtout authentique. Un tournant clair dans sa carrière qui lance la série Abel, en pleine expansion.

Un regard franc sur la maternité à 40 ans qui résonne

Le choix de raconter une maternité tardive donne un éclairage que l’on voit peu en BD. Elle souligne la difficulté du suivi médical renforcé, la fatigue qui s’accumule, et le sentiment d’isolement que ce rythme impose. Les cercles d’amis changent, et cette rupture sociale s’invite aussi en filigrane.

L’autrice ne cache rien de la vraie vie : langes, fuites urinaires, chocs émotionnels comme la perte de son chat, ou la surprise des locaux de crèche fermés pour cause de plomb. Le papa y est dépeint comme un anti-héros tendre et maladroit, un rôle fréquemment absent ou idéalisé dans ce genre.

Les retours des lectrices sont très forts : elles se reconnaissent, se sentant enfin partagées dans une douleur et une joie combinées, loin des récits uniformes et édulcorés. Cette BD est devenue un espace de solidarité inattendu autour de thèmes forts mais souvent tus.

Une œuvre qui s’inscrit dans une dynamique locale et moderne

Charlotte Quentin s’appuie sur ses racines montpelliéraines et son savoir-faire artistique pour créer quelque chose d’authentique. Ce travail témoigne d’une créativité où le terrain personnel nourrit assez puissamment la création artistique.

Le tome 2 est déjà en préparation, avec l’introduction des grands-parents et les difficultés des vacances entre amis quand on a un enfant. Le fils de Charlotte, Abel, grandira avec cette histoire, qui pourrait bien devenir un témoin précieux de son enfance et de sa famille.

Cette bande dessinée ne se contente pas d’amuser, elle marque un vrai pas vers une représentation plus vraie, plus vivante de la parentalité contemporaine. Un coup de frais bienvenu dans l’univers BD montpelliérain.

Source: actu.fr

aurore lavaud

Aurore Lavaud est responsable RH dans une entreprise industrielle spécialisée dans les tubes plastiques. Appréciée pour son écoute et son sens du dialogue, elle excelle dans la gestion des conflits et le lien humain. Accessible et posée, elle incarne une approche des RH ancrée dans le réel. En dehors du travail, elle est capitaine d’une équipe de badminton qu’elle entraîne deux fois par semaine.

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